Si vous n'arrivez pas à lire correctement cet email, rendez-vous sur cette page: http://www.numilog.com/newsletter.asp?id=290&lanneeselect=2010 | | |  | |  | GLORY BOOM Au cours des trois derniers mois, jai fait deux fois la couverture de People et cinq fois celle de Voici. En tapant mon nom sur Google, on obtient deux millions de résultats. Je suis français, américain, japonais, brésilien, mondial. Je suis un it boy. Je suis une putain de star. Et quaije fait pour en arriver là ? Rien. Je suis quelquun qui ne fait rien... Une fresque pop, trash et palpitante. Le portrait dune génération qui rêve dentrer dans lhistoire sans en écrire une ligne : celle du Glory Boom. Glory Boom, Killian Arthur, Fayard, 13,99€ | |  | AMOURS AU TEMPS DU COMMUNISME Se coincer la verge dans la fermeture éclair de son pantalon et y voir un avertissement divin en faveur de labstinence, faire prescrire des antibiotiques à son chat en prévision de son propre avortement, réciter des vers passionnés dIsmaïl Kadaré au milieu des chansons dAbba, aller acheter un mouton pour un repas de noces et tomber nez à nez avec un char d'assaut soviétique
Lamour ? Comme dhabitude il devait ruser, feinter, dissimuler, patienter. Mais en Albanie, au temps du communisme, il lui fallait aussi compter avec les pannes délectricité générales, les voyages en camion, les cloisons de carton qui narrêtent aucun bruit, les dénonciations calomnieuses, le coït interrompu et les réfugiés kosovars en slips moulants bariolés. Amours au temps du communisme, Bessa Myftiu, Fayard, 13,99€ | |  | LENFANTRIEN « Aussi loin que je me souvienne, je lattendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard. » Petit garçon étrange, Adrien guette chaque semaine larrivée du père de sa demisur, dans lespoir de recueillir un regard, une parole ou un geste tendre. Sil rêve dun papa, Adrien veut surtout percer le secret de sa naissance, secret quil croit enfermé dans une boîte rouge, cachée hors de sa portée. Le jour où sa mère se fait renverser par une voiture et se transforme en « tasdefraisesàlacrème », la possibilité dune vie différente souvre à lui. Mais Adrien, lenfantrien, peutil vraiment trouver sa place dans une famille qui nest pas la sienne ? LEnfantrien, Nathalie Hug, CalmanLévy, 10,99€ | |  | TOUT BOUGE AUTOUR DE MOI Le 12 janvier 2010, Dany Laferrière se trouvait à PortauPrince. Un an après, il témoigne de ce quil a vu. Sans pathos, sans lyrisme. Des « choses vues » qui disent lhorreur, mais aussi le sangfroid des Haïtiens. Que restetil quand tout tombe ? La culture. Et lénergie dune forêt de gens remarquables. Tout bouge autour de moi, Dany Laferrière, Grasset, 11,99€ | |  | QUATRIÈME CHRONIQUE DU RÈGNE DE NICOLAS Ier « Lannée qui court de lété 2009 à lété 2010 consacre la dégringolade de Nicolas Ier dans lopinion. Les événements ne se succèdent plus pour seffacer, mais ils se chevauchent et restent en mémoire. De la cruelle estocade portée au duc de Villepin, en passant par les déboires du prince Jean à lEPAD, ce ne sont que mensonges, rumeurs, coups de force et raclée électorale, jusquau feu dartifice de laffaire WoerthBettencourt que seules les vacances interrompent. »
P. R. Quatrième chronique du règne de Nicolas Ier, Patrick Rambaud, Grasset, 10,99€ | |  | PRIMAL Sans vêtements, sans abri, sans espoir dêtre secourus impress: comment ontils survécu au versant obscur du paradis ? Un groupe de survivants nus et hagards est retrouvé un an après avoir disparu lors dune expédition sur une île déserte du Pacifique. Toutes les femmes, sauf une, sont tombées enceintes et trois membres du groupe, dont le chef de lexpédition, sont présumés morts. Sous les feux des médias du monde entier, chacun des rescapés sen tient à la même version, peu convaincante, des événements.
Grâce à lenquête de lauteur, ce qui sest véritablement passé sur lîle est enfin révélé un scénario à la Sa Majesté des mouches, impressionnant de régression, de tribalisme et de meurtre... Primal, Robin baker, JC Lattès, 15,99€ | |  | UNE INTERMINABLE DISTRACTION AU MONDE « Quels que soient la saison, lheure et léclairage, quelque chose était toujours en train de se tramer à Varechs. Le soir venu napportait pas plus le repos, quand le vent était tombé et quil faisait nuit dencre : lon était alors projeté dans lattente de quelque chose qui évidemment narrivait jamais. » Une interminable distraction au monde, Bertrand Robillard, Éditions de lOlivier, 10,40€ | |  | LES PETITS À la veille den perdre définitivement la garde, un père emmène ses deux fillettes piqueniquer au bord de leau. Son entourage sest acharné à tranquillement lévincer, lui assurant que ses filles lui en seraient plus tard reconnaissantes. Il na quune journée, la première dune vie promise au chagrin, pour tisser, ou rompre, le lien paternel. Dans cette nouvelle comme dans les suivantes, les enfants et les adultes sont des territoires que lon conquiert ou que lon perd. Chacun bataille pour préserver son intégrité ou, au contraire, étendre son pouvoir sur les autres. Et gare à ceux qui, trop « petits » ou trop fragiles, ne savent pas résister. Ces histoires ont lallure de contes moraux. Avec son regard perçant et son écriture acérée, Frédérique Clémençon met en scène la cruauté des relations humaines et livre dinoubliables portraits de « petits » tenus de se conformer au désir des grands. les petits, Frédérique Clémençon, Éditions de lOlivier, 14,40€ | |  | LE TROTTOIR AU SOLEIL « À soixante ans on a franchi depuis longtemps le solstice dété. Il y aura encore de jolis soirs, des amis, des enfances, des choses à espérer. Mais c'est ainsi : on est sûr davoir franchi le solstice. Cest peutêtre un bon moment pour essayer de garder le meilleur : une goutte de nostalgie sinfiltre au cur de chaque sensation pour la rendre plus durable et menacée. Alors rester léger dans les instants, avec les mots. Le solstice d'été est peutêtre déjà l'été indien, et le doute envahit les saisons, les couleurs. Le temps n'est pas à jouer ; il n'y a pas de temps à perdre. » Le trottoir au soleil, Philippe Delerme, Gallimard, 11,99€ | |  | LA GUERRE AMOUREUSE En mission en Finlande, le narrateur rencontre une ravissante étudiante dorigine russe, aux yeux bleu marine. Elle lui apparaît comme limage même de la pureté et de linnocence. Il croit quelle lui apportera un bonheur tranquille dont il est frustré. Il ignore quelle va lentraîner en enfer : frénésie sexuelle, perversion sadomasochiste, trahisons, mensonges, cet ange se révèle un démon. Perverse ou simplement perdue, elle est insouciante des blessures quelle inflige avec la plus cruelle des douceurs. Le narrateur désemparé, se méprisant luimême, affronte la tempête. Prisonnier de cet envoûtement, il sait qu'il sera le grand perdant de cette guerre amoureuse. Dans un style au scalpel, Jean-Marie Rouart plonge dans les abîmes de l'amour-damnation. Un roman fiévreux mais aussi une radiographie de léternelle et impitoyable lutte de pouvoir dans le couple. La guerre amoureuse, JeanMarie Rouart, Gallimard, 15€ | |  | TRÉSOR DAMOUR « On vit donc à Venise, Minna et moi, à lécart. On ne sort pas, on ne voit personne, leau, les livres, les oiseaux, les arbres, les bateaux, les cloches, le silence, la musique, on est d'accord sur tout ça. Jamais assez de temps encore, encore. Tard dans la nuit, une grande marche vers la gare maritime, et retour, quand tout dort. Je me lève tôt, soleil sur la gauche, et voilà du temps, encore, et encore du temps. On se tait beaucoup, preuve quon sentend. Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux. Lamour est cellulaire dans les tourbillons du hasard, et ces deuxlà avaient une chance sur quelques milliards de se rencontrer à la même époque. Entre le français et litalien, il y a une longue et bizarre histoire. Elle ne demande, avec Stendhal, quà sapprofondir. »
Philippe Sollers. Trésor damour, Philippe Sollers, Gallimard, 15€ | |  | LA BLESSURE LA VRAIE « Depuis vingt ans à vrai dire je nai plus cessé de rire. Cen est troublant, presque inquiétant, une anomalie car il y aurait plutôt de quoi pleurer, tragédies, saloperies, maladies, labeur de vivre, effroi de ne plus. Toujours jai donné le change, mais aujourdhui me trouve las desquiver et pressé dadmettre quen effet il y a quelque chose quil ne faut plus tarder à raconter. Le temps est venu quoi quil men coûte de remonter à la blessure. De remonter à 86. À lété 86. » La blessure la vraie, François Bégaudeau, Gallimard, 16€ | | | Pour nous contacter : contact@numilog.com Pour vous désabonner, cliquez ici | | | |